Le 7e continent, symbole d une catastrophe ecologique
Dans le nord-est du Pacifique flotte une masse de dechets que l’on surnomme souvent le 7e continent. Ce n’est pas une ile compacte, mais une zone immense ou les courants concentrent des fragments de plastique, des emballages et des debris de toutes tailles.
L’ancienne page rappelait qu’environ 80 % de cette pollution marine vient de la terre. Chaque annee, pres de 1,4 milliard de kilos de detritus rejoindraient les oceans. Ce qui parait jete loin des cotes finit pourtant par se fragmenter, circuler, puis contaminer toute la chaine du vivant.
Voir l'ampleur de la pollution en images
La video YouTube presentee sur l'ancienne page illustre visuellement cette accumulation de dechets et la facon dont le plastique s'installe durablement dans les espaces marins.
Les fleuves sont des autoroutes vers l ocean
Une grande partie des dechets marins transite d’abord par les fleuves. L’article d’origine insistait sur les grands cours d’eau d’Asie, notamment le Yang Tse, le Fleuve Jaune, le Hai He, la riviere des Perles, le Mekong et l’Amour, mais aussi sur le Gange et l’Indus.
Ces bassins concentrent a la fois densite humaine, rejets plastiques, manque d’infrastructures de traitement et transports de debris sur des milliers de kilometres. La pollution n’apparait donc pas seulement sur les plages : elle se construit bien en amont.
Comment enrayer ce fleau ?
La depollution des mers ne peut pas reposer sur un seul geste. Elle suppose de reduire les plastiques a usage unique, de mieux traiter les dechets en amont, de limiter les rejets industriels et d’empecher que les cours d’eau deviennent des convoyeurs permanents vers l’ocean.
L’ancienne page rappelait aussi que des mesures fermes sont possibles : recyclage plus ambitieux, sanctions contre les rejets, modernisation des infrastructures, education et responsabilisation des acteurs economiques. La pollution des oceans n’est pas une fatalite, mais un resultat politique et collectif.
L'inaction des gouvernements aggrave encore la situation
Quand les Etats minimisent le probleme, l’industrie gagne du temps et la pollution continue. L’article ancien pointait deja le manque de courage politique, alors meme que la dangerosite des hydrocarbures et des rejets toxiques est documentee depuis longtemps.
Les pollutions aux hydrocarbures ont des effets physiques et chimiques a la fois. Elles engluent les habitats, intoxiquent la faune, souillent les littoraux et laissent des traces durables. Plus la reponse publique est lente, plus les dommages deviennent profonds pour les oceans et pour les populations qui en dependent.
Des formes de pollution multiples
Plastiques, nappes de surface, rejets diffus et hydrocarbures racontent la meme realite : l'ocean supporte ce que la terre et les activites humaines refusent de traiter a la source.
Fleuves cites dans l'article
- Yang Tse
- Fleuve Jaune
- Hai He
- Riviere des Perles
- Mekong
- Amour
- Gange
- Indus
Des consequences ecologiques, economiques et sanitaires
La pollution des oceans n’endommage pas seulement les paysages. Elle atteint la biodiversite, degrade les ressources, fragilise les activites humaines liees a la mer et remonte jusqu’a notre alimentation.
Les hydrocarbures, les plastiques et les contaminants transportes par les fleuves rappellent tous la meme chose : plus nous attendons, plus le cout humain et environnemental augmente.